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Oct 27

Premier baromètre belge de la durabilité du e-commerce

En collaboration avec Why5Research, SafeShops a examiné le degré de durabilité des boutiques en ligne belges

Les consommateurs attachent de plus en plus d’importance à la durabilité, y compris lorsqu’il s’agit d’achats en ligne. Cependant, trois quarts des acheteurs en ligne* ne peuvent citer un seul commerce en ligne belge durable.  Néanmoins, les boutiques en ligne font déjà de nombreux efforts. Ce nouveau baromètre de la durabilité permettra à SafeShops de prendre le pouls de la situation.

Le Baromètre de la durabilité** 2021 passe en revue un certain nombre d’aspects qui ont un impact sur la durabilité dans un contexte de commerce électronique. Les éléments qui sont présentés dans l’étude aux boutiques en ligne belges portent sur l’emballage, le transport et la logistique, les retours et l’approvisionnement en produits.

Ambitions durables

La durabilité n’est pas seulement une des priorités des consommateurs. 45 % des consommateurs belges en ligne soulignent l’importance pour eux d’une boutique en ligne soucieuse de la durabilité.

« En tant qu’association sectorielle, nous savons que les boutiques en ligne belges sont pleinement engagées dans la durabilité. Interrogés sur son importance, 73 % des répondants indiquent que la durabilité est très importante, voire même la plus importante pour eux. Un quart seulement indique qu’il s’agit d’un « joli bonus », affirme dans un premier temps Greet Dekocker, directrice générale de SafeShops.be.

Les boutiques en ligne s’attribuent un score de 6,5 sur 10 lorsqu’on les interroge sur leur durabilité. Cependant, 78 % d’entre elles indiquent qu’elles fourniront des efforts importants dans les années à venir pour atteindre un score de 7,9 sur 10.

Emballage et retours

Les éléments qui sont souvent mis en avant lorsqu’il s’agit de la durabilité du commerce électronique sont les emballages utilisés et les politiques de retour des produits.

En matière d’emballage, les boutiques en ligne belges font déjà les efforts suivants : 86 % regroupent les commandes, 77 % utilisent des matériaux de remplissage durables ou limités, et 73 % réduisent le volume de l’emballage en utilisant notamment des sacs, des enveloppes ou des boîtes personnalisables.

En ce qui concerne les retours, la plupart des boutiques en ligne belges appliquent une politique qui limite autant que possible les retours. Ainsi, 83 % d’entre elles s’efforcent d’améliorer et de clarifier les informations sur les produits pour éviter les retours ; 79 % utilisent des emballages qui peuvent également être utilisés pour les retours. Par ailleurs, 68 % des boutiques en ligne proposent déjà des produits retournés (sous forme de produits d’occasion) ou des produits reconditionnés.

Pourtant, pour Greet Dekocker, des améliorations sont encore possibles. « 1 boutique en ligne sur 5 n’a pas de retours. Le pourcentage de rendement moyen de l’ensemble des secteurs semble être de 3,5 %. Ce sont principalement les secteurs où le produit doit s’adapter ou doit être adapté qui sont sensibles aux retours. Les retours ne constituent donc pas un défi pour l’ensemble du commerce électronique. L’intelligence artificielle ou la réalité augmentée pourraient être davantage utilisées pour limiter le risque de retour. Cependant, nous constatons que beaucoup manquent de connaissances dans ce domaine ou que la technologie n’est pas encore accessible à tous. »

Transport et logistique

Des solutions durables pour la livraison des commandes des consommateurs sont en plein développement. Toutefois, la coopération avec le partenaire logistique est essentielle à cet égard.

Près de 7 boutiques en ligne belges sur 10 (68 %) proposent des points de retrait où les clients peuvent récupérer leur colis.  De nombreuses autres options sont encore peu connues ou en plein développement.  Toutefois, c’est dans ce domaine que se présentent le plus de possibilités de rendre le commerce électronique encore plus durable.

Le baromètre de la durabilité indique, entre autres, que la compensation du CO2, le transport écologique ou les points de ramassage alternatifs offrent des possibilités de développement. Ce sont d’ailleurs des solutions qui recueillent une bonne adhésion des boutiques en ligne. 62 % des commerces en ligne participants indiquent être prêts à tester la compensation du CO2 ; 18 % ont déjà adopté un transport écologique, et 4 sur 10 envisagent de le faire. Enfin, 38 % indiquent envisager des points d’enlèvement alternatifs ou… l’allongement du délai de livraison afin de pouvoir regrouper davantage de commandes.

Greet Dekocker conclut : « Il faut cependant oser regarder plus loin.  Le commerce électronique durable est une responsabilité partagée entre les boutiques en ligne, les parties chargées de la logistique et le consommateur. D’une part, en tant que secteur, concentrons-nous sur la numérisation et l’élaboration d’une feuille de route avec des objectifs qui peuvent aider les boutiques en ligne à mener une politique durable. D’autre part, sensibilisons les consommateurs à l’impact de certains choix. Notre objectif est commun, alors faisons-le ensemble. »


*Belgian Online Shopper Survey 2021, enquête quantitative en ligne menée par Why5Research auprès d’un échantillon représentatif de 400 acheteurs en ligne belges

**Baromètre belge de la durabilité en ligne 2021. Enquête quantitative en ligne menée par Why5Research auprès de 279 boutiques en ligne belges. Initiative de SafeShops.be asbl en collaboration avec bpost, PostNL, BDLogistics, CityDepot et DPD

Téléchargez l’étude ici